Eduquer un chien récupéré

Eduquer un chien « récupéré »

Disclaimer : nous exprimons nos remerciements spéciaux à l’auteur de cet article, MME Virginie SUBTIL éducatrice-comportementaliste dans les Pyrénées-Orientales (66). Vous êtes éducateur ou comportementaliste et souhaitez-vous aussi contribuer à ce site en y apportant votre expertise : contactez-nous !

eduquer un chien récupéré

Y’a-t-il une différence entre un chiot ou un chien plus âgé que l’on achète auprès d’un éleveur, d’un particulier ou un chiot ou un chien que l’on recueille parce qu’il erre ou qu’il est dans un refuge ? Son éducation doit-elle être différente ? A ces deux questions, on peut répondre : oui et non.

De toutes façons au moment où l’on décidera de recueillir ce chiot ou ce chien nous serons tiraillés par deux alternatives : l’envie de faire comme avec n’importe quel autre chien, à près tout c’est un chien, ou la tentation de le surprotéger en raison de « son passé ». C’est humain.

Alors y a-t-il une bonne attitude ?

En tous cas il y a une seule certitude : nous ne saurons jamais en totalité ce qu’il a vécu avant nous.

L’attitude et les réactions du chien « récupéré » sont elles différentes du chien « né » ? Parfois il faudra tout de même comprendre qu’il est catapulté dans un milieu très différent de ce qu’il connaissait auparavant. Avons nous donc des signes précis de son mal-être ?

Nous connaissons les destructions et les souillures mais l’apathie et l’agitation excessive sont aussi des signes qui doivent nous alerter. Ils ne viennent pas toujours de suite car le chien aussi prend le temps de découvrir son nouvel environnement. Souvent après un mois son attitude peut changer.

Dans un 1er temps pour le mettre un peu plus à l’aise nous pouvons reproduire toutes ses mimiques : il baille, je baille; il s’étire, je m’étire. Tout de même s’il grogne ne grognez pas.

Mais nous n’avons donc qu’une seule clé pour que cela se passe bien: l’observation.

A quoi va-t-elle nous servir ?

A garder ce qui nous convient puisque ça nous convient et à modifier ce qui nous gêne.

Pour cela, ne nous cachons pas, il va falloir

  1. Vouloir s’investir
  2. Etre patient
  3. Se faire aider si les comportements gênants perdurent plus que quelques mois en vérifiant chez un vétérinaire qu’une cause physique n’en est pas l’origine puis en se faisant aider par un professionnel qui nous semble raisonnable et dans le respect de notre chien.

Quand commencer ?

L’observation commence immédiatement. Ce qui nous convient est à garder en mémoire. Ce qui nous semble à modifier nécessitera que l’on se demande :

  1. Suis-je logique par rapport au langage canin.
  2. Suis-je assez clair pour le chien dans mes demandes.
  3. Est-ce que mes demandes se font suffisamment graduellement pour qu’il puisse progresser.

Aucun chien n’a la personnalité d’un autre. Ne le comparons pas, laissons le nous montrer ses qualités. Certains sont plus ou moins rapides dans la propension à s’adapter. Mais surtout, une amitié se construit pas à pas enfin pas à pattes. Laissez lui le temps de vous prouvez sa fidélité. Dites vous que pour lui c’est comme si vous étiez dans un autre pays dont vous ne connaissez ni la langue ni les coutumes.

C’est cette découverte que vous allez faire à deux mais ce n’est pas insurmontable,c’est passionnant !

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