LES 5 ERREURS À NE PAS COMMETTRE DANS L’ÉDUCATION D’UN CHIEN

ÉDUQUER SON CHIEN, ÇA S’APPREND

La domestication du chien remontant à plus de 15 000 ans, on s’attendrait à ce que l’éducation canine n’ait plus de secret pour nous, comme si le rapprochement des humains et des chiens avait rendu leur compréhension mutuelle presque innée. La réalité est plus compliquée. Des conflits, des désobéissances enveniment parfois les relations, nourris par les frustrations mais aussi les erreurs humaines commises souvent par ignorance. Ce qui fait dire, à juste titre, qu’avant d’éduquer les chiens, il faut former les maîtres. Voici donc les 5 erreurs récurrentes à ne pas commettre en éducation canine.

Les 5 erreurs les plus courantes en éducation canine

Méconnaître son chien

Malheureusement c’est un fait, certains maîtres se lancent dans l’adoption sur un coup de tête. Jetant leur dévolu sur une boule de poils pour ses qualités de « peluche » irrésistible, ils procèdent à un achat compulsif et n’ont aucune idée du caractère du chien, de son mode de vie, de ses besoins. Il en va de même pour ceux qui adoptent en fonction de la race tendance du moment, oubliant les contraintes ou se renseignant à peine sur les modalités d’éducation. Tout comme les maîtres novices qui choisissent une race destinée aux propriétaires expérimentés.

Ainsi Monsieur Pantoufle se retrouve avec un chien qui ne tient pas en place et Monsieur Timide doit éduquer un chien particulièrement dominant. Ces profils décalés font de piètres résultats : désagréments, déceptions, mésententes… qui ne facilitent guère l’éducation. Par ailleurs, le maître méconnaissant le tempérament de son chien, risque de choisir la mauvaise méthode d’éducation, certaines étant plus pertinentes que d’autres selon les races. Bien connaître son compagnon garantit une meilleure collaboration.

Se montrer incohérent

Malheureusement, cette erreur est très répandue parmi les propriétaires. Elle consiste à changer de mot ou de geste pour un même ordre : un jour, le maître utilise « couché » pour demander au chien de se coucher, l’heure suivante « couche-toi ». Le chien est un peu perdu. De même, permettre à son chien de grimper sur le canapé, puis le réprimander le lendemain pour la même action parce qu’il a les pattes sales, nuit à la compréhension du chien et ne facilite pas les apprentissages. Il faut donc éviter les ordres/contre-ordres, bien décider des règles avant l’arrivée du chien dans le foyer et les respecter.

Les signaux contradictoires entre la voix et la gestuelle peuvent aussi être source d’incompréhension : un haussement de ton virulent avec un corps incliné vers l’arrière, signe de soumission, déstabilisera le chien. Un maître au comportement cohérent engendrera un chien moins dérouté, donc moins anxieux, donc plus obéissant.

Punir son chien a posteriori

Le chien est un animal qui vit dans l’instant présent. S’il est puni après coup, pour une bêtise qu’il a faite pendant l’absence du maître, cela n’aura aucun sens pour lui, il risque même de recommencer car il ne fera pas le lien. Le maître doit donc exprimer son mécontentement uniquement lorsque le chien est pris en flagrant délit : « pas vu, pas pris ». Dans ce cas seulement, le maître peut lui signifier son désaccord en lui disant « non », et l’amener à adopter un comportement adéquat, suivi alors d’une récompense.

Aller trop vite dans l’éducation

Éduquer son chien se fait sur la durée et de manière progressive. Le chien a besoin de temps, d’étapes, pour comprendre et accomplir ce que son maître lui demande. Il est judicieux de commencer dans un endroit où le chien sera peu distrait, dans le salon par exemple. Puis de poursuivre lors de rencontres avec ses congénères, pour s’assurer de son obéissance même lorsque son attention est captée par autre chose. Il est important de pratiquer les apprentissages, de les affûter en les travaillant et de veiller à redescendre régulièrement le niveau de difficultés, pour ne pas décourager le chien ni le mettre en situation d’échec.

Éviter le contact avec les autres chiens

Certains maîtres, inquiets de voir une rencontre entre congénères dégénérer, appréhendent les sorties et évitent tout contact, isolant leur chien de ses semblables. Erreur. C’est justement le manque de socialisation du chien, d’interaction avec des congénères de races différentes, qui pousse le chien à adopter des comportements de fuite ou d’attaque lors de ces rencontres. Il faut donc au contraire multiplier les occasions, et faire en sorte qu’elles soient vécues de manière positive. Des balades collectives peuvent être une très bonne solution, surtout encadrées par un éducateur canin comportementaliste qui saura gérer les situations.

L’intérêt de s’entourer d’un éducateur canin professionnel

Les balades collectives sont effet le meilleur moyen pour sociabiliser le chien et lui enseigner à interagir de manière positive avec ses congénères. À Toulouse, Expert-Canin.fr, un nouveau professionnel de l’éducation canine comportementaliste propose ses services. Composé d’éducateurs canins expérimentés, le réseau apporte un soin tout particulier à la socialisation des chiens, s’attachant à mettre en contact différentes races au cours d’exercices, jeux et balades éducatives.

Avec une méthode d’éducation positive éprouvée et personnalisée, les éducateurs, spécialistes de la psychologie animale, ont à cœur d’enseigner les codes du langage canin pour améliorer la communication chien/maître et rendre l’éducation sereine. Cours, fiches et vidéos pédagogiques sont proposés afin de transmettre les outils indispensables à une éducation saine et efficace. Pour ne plus se tromper et éviter les conséquences désastreuses d’erreurs trop importantes, il peut être pertinent d’être guidé, c’est le meilleur moyen d’obtenir une éducation réussie et une relation épanouie.

Mise à jour de l’article : novembre 6, 2022