Chien / Chiot Saint-Bernard : prix, caractère & conseils éducation / santé

Chien / Chiot Saint-Bernard : prix, caractère & conseils éducation / santé
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La race de chien du jour : très massif, le Saint-Bernard en impose de par son gabarit et les qualités de sauveteur qu’on lui reconnaît depuis longtemps. Zoom sur cet immense toutou au grand cœur.

Sa fiche d’identité

D’où vient-il ?

Classé dans la section 2.2 – regroupant les molossoïdes de type montagne – du groupe 2 – réunissant les chiens de type Pinscher et Schnauzer, molossoïdes, chiens de montagne et de bouvier – le Saint-Bernard tirerait son origine des sommets suisses. Au XIe siècle, un hospice aurait été érigé au sommet du col du nom de Grand-Saint-Bernard.

Perché à quelque 2 469 mètres d’altitude, l’établissement avait été établi dans le but d’accueillir les voyageurs et pèlerins en quête d’un abri temporaire. C’est au cours du XVIIe siècle que les moines à l’origine de cet hospice se sont décidés à faire venir des chiens de grande taille, de type montagne, pour faire garder et défendre les lieux.

Un chien de sauvetage reconnu

Ainsi, l’utilité de l’ancêtre du Saint-Bernard s’est rapidement trouvée évidente : le quadrupède était sollicité pour retrouver la trace des malheureux égarés à travers le brouillard ou dans la neige. De multiples documents, très anciens, ne manquent pas de confirmer l’origine du chien et de prouver sa valeur en contant les nombreux sauvetages réussis auxquels les spécimens se sont adonnés au fil du temps.

Des récits indiquent que la réputation du chien sauveteur aurait véritablement commencé à se forger aux alentours de 1800, lorsque des soldats revenus du fameux col auraient vanté les prouesses de l’animal à travers l’Europe. Pourtant, ce n’est qu’en 1867 que les tout premiers documents généalogiques concernant la race ont vu le jour. C’est en 1887 que le premier standard officiel a été établi pour le Saint-Bernard.

Son caractère

Chien autrefois utilisé dans le cadre des secours en montage, l’instinct de sauvetage est encore très prononcé chez le Saint-Bernard. Ainsi, il se veut protecteur et très doux, en particulier avec les enfants.

Pour autant, si ce toutou massif aux allures de gros nounours présente un tempérament naturellement pacifique et gentil, il sait également se faire respecter et rassemble ainsi les qualités requises pour être un bon chien de garde.

La santé et l’alimentation

L’alimentation

Le Saint-Bernard fait partie des espèces canines qui présentent les croissances les plus conséquentes. Et pour cause, si le chiot Saint-Bernard ne pèse en moyenne qu’entre 500 et 700 grammes à la naissance, il atteint quasiment deux ans plus tard les 60 à 90 kilogrammes. C’est d’ailleurs pour cette raison précise que l’alimentation du chiot est déterminante.

Pour un chien adulte, avec une activité physique régulière, comptez en moyenne entre 500 et 650 grammes de croquettes par jour, à diviser en deux portions.

Pour éviter tout risque de torsion de l’estomac, il est important de fractionner la dose quotidienne de nourriture en deux repas étalés au cours de la journée.

La santé du Saint-Bernard

Très solide, le Saint-Bernard ne présente pas tant de prédispositions naturelles aux maladies, exceptés les risques de larmoiements excessifs ou encore la survenue d’entropion et d’ectropion qu’il faut surveiller. Pour le maintenir en bonne santé, sauf cas spéciaux, il est simplement nécessaire de le vacciner et de le vermifuger régulièrement.

La santé osseuse du Saint-Bernard doit également être surveillée de très près : comme pour tous les grands chiens, la croissance est aussi rapide qu’elle est importante, c’est pourquoi les os peuvent se trouver fragilisés. L’espérance de vie du Saint-Bernard se situe en moyenne entre 8 et 10 ans maximum.

Hygiène et entretien

Le pelage fourni dont il est muni nécessite un entretien particulier : le Saint-Bernard doit être brossé quotidiennement, en insistant d’ailleurs au niveau des oreilles, de la queue, de la culotte ou encore des aisselles où le poil y est un peu plus fin.

Le mode de vie

Son éducation

Le Saint-Bernard est massif et imposant, c’est pourquoi il est primordial que vous lui imposiez des règles dès son plus jeune âge. La fermeté est de rigueur pour son éducation, sans pour autant que vous laissiez s’installer un rapport de force entre l’animal et vous.

Son quotidien

Le Saint-Bernard ne supporte pas bien les moments solitude. Ainsi, il vivrait très mal de se voir enfermer durant des heures au sein d’un appartement qui ne lui offre pas le confort et l’espace vital dont il aurait besoin pour se sentir bien.

S’il est tout à fait capable de s’adapter à divers environnements et situations, il est évident que son gabarit exige une place considérable dans le foyer. Pour maintenir une bonne santé osseuse, il est nécessaire que votre Saint-Bernard face de l’exercice régulièrement.

Le standard

Le standard constitue la liste des critères de notation sur lesquels se basent les jurys lors des concours. Le standard d’une race réunit les nombreuses caractéristiques comportementales, physiques et morphologiques du chien présenté comme un « modèle ». L’animal qui correspond aux diverses caractéristiques du standard représente le spécimen de base qui va alors définir le restant des chiens de la race.

Les proportions importantes

  • 9 : 10, c’est la proportion recherchée de la hauteur au garrot vis-à-vis de la longueur du tronc (qui est mesurée à partir de la pointe de l’épaule jusqu’à la pointe de la fesse).
  • La longueur totale de la tête se doit d’être sensiblement supérieure au tiers de la hauteur mesurée au garrot.
  • La proportion de la hauteur du museau, qui est mesurée à partir de sa racine, par rapport à sa longueur se veut proche de 2 : 1.
  • La longueur du museau doit être sensiblement supérieure au tiers de la longueur totale de la tête.

Le comportement et caractère

Le Saint-Bernard est possède un tempérament qui se veut calme et parfois vif. Vigilant, le Saint-Bernard est doté d’un caractère assez aimable.

La tête

Assez imposante en elle-même, la tête du Saint-Bernard est puissante et expressive.

La région crânienne

  • Le crâne : lorsqu’elle est observée de face comme de profil, la partie supérieure du crâne est forte, large mais également sensiblement bombée. Lorsque le Saint-Bernard est en éveil, l’attache des oreilles vient à former une ligne droite avec la partie supérieure de son crâne. Ce dernier doit se fondre en un doux arrondi sur chacun des côtés, dans une zone jugale qui se veut haute et très développée. Au niveau du devant, le frontal est tombant sur la racine du nez, d’une manière assez abrupte. La protubérance occipitale ne doit être que modérément marquée, alors que, de leurs côtés, les arcades sourcilières se veulent très développées. Le sillon frontal doit être nettement prononcé depuis la racine du museau et se prolonge jusqu’au centre du crâne. La peau située au niveau du front vient à former de petites rides au-dessus des yeux qui convergent alors vers le sillon médian. Lorsque l’animal est en éveil, ces rides sont davantage marquées.
  • Le stop : il se veut bien accusé.

La région faciale

  • La truffe : elle apparaît noire, large et anguleuse. Les narines sont, quant à elles, bien ouvertes.
  • Le museau : la largeur du museau apparaît homogène. Le chanfrein est droit et s’accompagne d’une gouttière médiane assez discrète.
  • Les lèvres : leurs bords se veulent pigmentés de noir. La lèvre supérieure est très développée et assez tendue, sans toutefois se trouver trop pendante. Vers le nez, elle adopte la forme d’un arc de rayon considérable. La commissure labiale reste assez visible.
  • Les mâchoires/dents : les mâchoires supérieure comme inférieure se veulent fortes, de longueurs équivalentes et assez larges. La denture est correctement développée et présente un articulé régulier, complet et en ciseaux ou bien en pince. Le prognathisme inférieur apparaissant assez peu marqué et sans perte de contact des incisives est autorisé. Une absence des prémolaires 1, nommées PM1, ainsi que des M3 est également tolérée.
  • Les yeux : virant du brun foncé à la couleur noisette, les yeux du Saint-Bernard apparaissent enfoncés de manière modérée dans les orbites et sont de dimensions moyennes. L’expression du regard est aimable. Le bord des paupières se veut entièrement pigmenté. La fermeture naturelle et bien ferme des paupières est particulièrement recherchée. Sont également autorisés : la présence d’un pli de petite taille au niveau de la paupière supérieure, ainsi qu’un très petit pli au niveau de la paupière inférieure. Toutefois, dans ce cas, le pli ne doit laisser entrevoir qu’un petit peu de conjonctive au niveau de la paupière inférieure.
  • Les oreilles : l’attache apparaît large et assez haute. Les oreilles sont de taille moyenne et la conque se veut très développée. L’extrémité du pavillon, qui est souple et adopte une forme triangulaire, apparaît arrondie. Le bord postérieur de ce dernier se veut sensiblement écarté alors que son bord antérieur, lui, apparaît correctement accolé à la joue.

Le cou

De longueur correcte et suffisante, le cou se veut puissant. Les fanons de cou et de gorge apparaissent développés de manière modérée.

Le corps

  • Aspect général : le corps musclé du Saint-Bernard se veut aussi imposant qu’il est harmonieux et présente une belle apparence.
  • Le garrot : il apparaît correctement marqué.
  • Le dos : ferme et puissant, le dos apparaît large. La ligne du dessus se veut droit et plutôt horizontale jusqu’au niveau de la région lombaire.
  • La croupe : sensiblement inclinée, la croupe apparaît longue et se fond avec harmonie dans l’attache que la queue.
  • La poitrine : la cage thoracique est quelque peu descendue et présente des côtes correctement cintrées, sans toutefois adopter la forme d’un tonneau. La cage thoracique ne doit en aucun cas descendre plus bas que le coude.
  • Ligne du dessous et ventre : la ligne du dessous se veut quelque peu remontée vers l’arrière.

La queue

La queue du Saint-Bernard présente une attaque aussi forte que large. La queue apparaît lourde et assez longue. La dernière vertèbre caudale se doit, au moins, d’atteindre le niveau du jarret.

Lorsqu’elle est au repos, la queue de l’animal apparaît tombante ou bien sensiblement recourbée vers le haut dans son dernier tiers. Lorsque le Saint-Bernard est en éveil, la queue est portée un petit peu plus haut.

Les membres

Les membres antérieurs

Lorsqu’ils sont observés de face, les membres antérieurs du Saint-Bernard apparaissent droits et parallèles. L’animal se veut plutôt large du devant.

  • Les épaules : oblique, l’omoplate apparaît également musclée et se veut correctement attaché contre la paroi thoracique.
  • Le bras : il est d’une longueur plus grande que celle de l’omoplate. L’angle entre le bras et l’omoplate ne doit pas être ouvert à l’excès.
  • Le coude : bien au corps.
  • L’avant-bras : il est droit et présente une ossature assez forte ainsi qu’une musculature plutôt sèche.
  • Le métacarpe : lorsqu’il est observé de face, il est d’aplomb dans le prolongement de l’avant-bras. Lorsqu’il est observé de profil, le métacarpe se veut sensiblement fléchi.
  • Les pieds antérieurs : assez larges, ils présentent des doigts solides, serrés mais également très cambrés.

Les membres postérieurs

Correctement musclé, l’arrière-main se veut angulé de manière modérée. Lorsqu’ils sont observés de derrière, les membres postérieurs apparaissent parallèles et pas du tout serrés.

  • La cuisse : assez musclée, la cuisse est également large et puissante.
  • Le genou (grasset) : ni tourné en dedans, ni même en dehors, le genou se veut bien coudé.
  • La jambe : d’une longueur considérable, la jambe est oblique.
  • Le jarret : solide, le jarret apparaît également modérément coudé.
  • Les métatarses : lorsqu’ils sont observés de derrière, ils sont d’aplomb et bien parallèles.
  • Les pieds postérieurs : ils se veulent larges et possèdent des doigts solides, serrés mais également très cambrés. Les ergots peuvent être tolérés, mais seulement s’ils n’occasionnent aucune gêne lors des mouvements des postérieurs.

L’allure

La démarche du Saint-Bernard se veut harmonieuse avec des enjambées de grande amplitude ainsi qu’une poussée considérable de l’arrière-main. Le dos se veut ferme et n’entraîne pas de déplacement vertical trop important. Les antérieurs ainsi que les postérieurs doivent effectuer des déplacements sur un plan parallèle par rapport au plan médian.

Sa peau et sa robe

Il existe deux variétés de Saint-Bernard : les chiens à poil court et les chiens à poil long.

La qualité du poil

  • Pour la variété à poil court (poil double) : le poil de couverture se veut dense, correctement couché, rude et assez lisse. Le sous-poil, lui, est abondant. La culotte se veut légère au niveau des cuisses. Le poil est assez dense au niveau de la queue.
  • Pour la variété à poil long : le poil de couverture apparaît droit et se veut de longueur moyenne. Le sous-poil est abondant. Au niveau des hanches ainsi que sur la croupe, le poil apparaît en général quelque peu ondulé avec des franges aux antérieurs. Les culottes sont correctement fournies au niveau des cuisses. Sur les oreilles ainsi que sur la face, le poil est court. La queue, elle, se veut assez touffue.

La couleur du poil

Le Saint-Bernard apparaît coloré d’un fond blanc accompagné de plages de couleur d’un rouge franc plus ou moins étendues (selon s’il s’agit d’un chien panaché ou non) allant jusqu’à adopter la forme d’un manteau de couleur franche rouge voire rouge foncé sans interruption sur le dos ainsi que sur les flancs (on parle alors de chien à manteau).

Le manteau dit « déchiré, c’est-à-dire qu’il est troué de blanc, est équivalent. La coloration rouge-brun bringé est autorisée. De son côté, la couleur jaune-brun est également tolérée. Les charbonnures en tête sont vivement recherchées. La présence de quelques minimes charbonnures au niveau du tronc est tolérée.

Les marques blanches prescrites sont celles qui apparaissent sur le poitrail, les pieds, au niveau de la nuque, en liste (c’est-à-dire sur le chanfrein qui va jusqu’en tête), à l’extrémité de la queue ainsi qu’en bande autour du museau.

Les marques particulièrement recherchées sont celles qui forment un collier blanc et un masque sombre symétrique.

La taille et le poids

Le Saint-Bernard mâle ne doit pas mesurer moins de 70 centimètres. Pour ce qui concerne les femelles, la limite doit être inférieure à 65 centimètres.

La taille d’un Saint-Bernard ne doit cependant pas excéder les 90 centimètres pour un mâle et les 80 centimètres pour une femelle.

Toutefois, il est important de préciser qu’en cas d’écart de taille, l’animal ne se verra pas pénalisé si son aspect général reste harmonieux et que sa démarche apparaît correcte bien qu’il dépasse la limite de taille supérieure.

Les défauts

Les défauts représentent l’ensemble des caractéristiques anormales observées sur le spécimen présenté. Tout écart par rapport au standard, sera classé comme faisant partie des défauts. Toutefois, les pénalités distribuées lors des concours dépendent directement du défaut en question ainsi que des conséquences qui y sont associées et qui peuvent mettre en péril la santé et le bien-être du spécimen. Sont donc considérés comme des défauts :

  • Les caractères sexuels qui apparaissent trop peu prononcés.
  • Un aspect général qui n’est pas harmonieux.
  • Un museau d’une longueur trop courte ou bien trop étendue.
  • Une lèvre inférieure qui apparaît lâche et qui retombe vers l’extérieur.
  • Une absence de dents (excepté les PM1 et les M3) ou bien si les dents sont trop petites (et spécialement s’il s’agit des incisives).
  • Un prognathisme inférieur trop léger.
  • Des yeux qui apparaissent clairs.
  • Une fermeture des paupières qui apparaît défectueuse.
  • Un dos ensellé ou bien carpé.
  • Une croupe qui se veut soit surélevée, soit avalée.
  • Une queue qui est portée enroulée sur le dos.
  • Une absence de marques blanches prescrites.
  • Une démarche qui semble incorrecte.
  • Un poil qui apparaît bouclé.
  • Une pigmentation qui apparaît incomplète ou même totalement absente au niveau de la truffe, des lèvres, des paupières ou encore autour du nez.
  • Une couleur de fond qui se veut défectueuse : par exemple si elle présente des éclaboussures ou bien quelques taches dans le ton rouge-brun dans le blanc.

Les défauts graves

  • Les membres qui apparaissent trop courts vis-à-vis de la taille de l’animal.
  • Des rides marquées au niveau du coup ou bien en tête.
  • Des antérieurs tors ou bien très tournés en direction de l’extérieur.
  • Des postérieurs apparaissant trop droits, en jarrets de vache ou bien en tonneau.

Les défauts qui entraînent l’exclusion

  • Si le chien est agressif ou bien peureux.
  • Si le chien comporte des anomalies d’ordre comportemental ou bien physique.
  • Si une certaine faiblesse de caractère est constatée.
  • Si le prognathisme supérieur ou le prognathisme inférieur est trop marqué.
  • Si un œil bleu ou bien un œil vairon est observé.
  • Si un entropion ou un ectropion est constaté.
  • Si la robe apparaît entièrement blanche ou bien intégralement dans le ton rouge-brun (c’est-à-dire sans aucune couleur de fond).
  • Si la robe est d’une autre couleur, comme le ton « truffe rouge ».
  • Si la taille se trouve en dessous de la limite inférieure fixée.

Les testicules du Saint-Bernard mâle doivent s’observer sous un « aspect normal » : ils doivent être entièrement et correctement descendus dans le scrotum. La reproduction n’est autorisée qu’entre des chiens sains et dont la morphologie s’apparente au standard de la race. L’animal se doit également d’être en mesure d’accomplir les fonctions pour lesquelles il a été sélectionné.

Le prix / coût d’un Saint-Bernard

Pour vous offrir un Saint-Bernard, il faudra compter en moyenne 700 à 1 300 euros pour un mâle comme pour une femelle.

Le budget nourriture s’avère cependant un peu plus lourd que pour un chien de petit ou moyen gabarit : sachant que le Saint-Bernard mange beaucoup plus que bon nombre d’autres animaux, prévoyez un budget moyen de 900 à 950 euros par an pour la nourriture.